⚖️ Cadre légal
Le statut légal de chaque produit, rassemblé en un seul endroit. Ce n'est ni un jugement moral ni un conseil juridique — juste un repère. Le détail (peines, exceptions) est sur la fiche de chaque produit.
- 1P-LSD / 1cP-LSDPossession illicite en France : bien que non toujours nommées explicitement dans les textes, ces molécules sont considérées comme des dérivés du LSD, lui-même classé stupéfiant.
- 2C-BStupéfiant. Usage interdit et pénalement sanctionné.
- 2C-PStupéfiant, classé comme l'ensemble des dérivés phénéthylamines de la série 2C.
- 3-CMCStupéfiant : classée en France en 2022, placée sous contrôle international en décembre 2024. Usage puni jusqu'à 3 750 € d'amende et 1 an de prison.
- 3-MMCStupéfiant depuis 2012 (comme l'ensemble des cathinones de synthèse). Usage puni jusqu'à 3 750 € d'amende et 1 an de prison.
- AmphétaminesStupéfiant. Usage puni jusqu'à 3 750 € d'amende et 1 an de prison ; trafic jusqu'à 30 ans de réclusion et 7,5 M€ d'amende.
- AyahuascaStrictement interdite en France : elle contient de la DMT, stupéfiant. Possession, consommation et importation sont passibles de poursuites pénales, même en contexte présenté comme spirituel ou thérapeutique.
- Benzodiazépines de synthèse ("faux Xanax")Stupéfiants ou substances classées selon la molécule exacte, régulièrement mises à jour à mesure que de nouvelles variantes apparaissent.
- Cannabinoïdes de synthèse (SCRA)La plupart de ces molécules sont classées stupéfiants en France. L'ANSM a alerté en 2025 sur des vapes vendues comme CBD/HHC contenant en réalité des cannabinoïdes de synthèse non déclarés.
- CannabisTHC classé stupéfiant : détention, culture, usage et cession interdits. CBD légal sous seuil réglementaire de THC.
- Champignons hallucinogènesStupéfiant. Usage puni jusqu'à 3 750 € d'amende et 1 an de prison ; trafic jusqu'à 30 ans de réclusion et 7,5 M€ d'amende.
- CocaïneStupéfiant. Usage puni jusqu'à 3 750 € d'amende et 1 an de prison ; production et trafic bien plus sévèrement sanctionnés.
- Crack / Free baseStupéfiant. Usage puni jusqu'à 3 750 € d'amende et 1 an de prison ; production et trafic bien plus sévèrement sanctionnés.
- DaturaPlante ornementale légale. La vente ou la cession pour ses effets stupéfiants est punie jusqu'à 5 ans de prison et 75 000 € d'amende.
- DMTStupéfiant. L'ayahuasca et les plantes utilisées dans sa préparation sont également classées stupéfiants.
- Fentanyl et fentanyloïdesStupéfiant. Usage puni jusqu'à 3 750 € d'amende et 1 an de prison ; trafic jusqu'à 30 ans de réclusion et 7,5 M€ d'amende.
- GHB / GBLGHB classé stupéfiant. Vente et cession de GBL au public interdites depuis 2011.
- HéroïneStupéfiant. Usage puni jusqu'à 3 750 € d'amende et 1 an de prison ; trafic jusqu'à 30 ans de réclusion et 7,5 M€ d'amende.
- HHC et cannabinoïdes de synthèseHHC et dérivés (HHC-O, HHC-P) classés stupéfiants depuis juin 2024. Vente, achat et consommation interdits.
- LSDStupéfiant. Usage puni jusqu'à 3 750 € d'amende et 1 an de prison ; production et trafic bien plus sévèrement sanctionnés.
- MDAStupéfiant.
- MDMAStupéfiant. Usage puni jusqu'à 3 750 € d'amende et 1 an de prison ; production et trafic bien plus sévèrement sanctionnés.
- MéphédroneStupéfiant depuis le 11 juin 2010. Usage puni jusqu'à 3 750 € d'amende et 1 an de prison.
- MéthamphétamineStupéfiant.
- NBOMeStupéfiant. Usage puni jusqu'à 3 750 € d'amende et 1 an de prison ; trafic jusqu'à 30 ans de réclusion et 7,5 M€ d'amende.
- NitazènesProduction, vente et usage interdits en France depuis le 9 juillet 2024. Classés stupéfiants.
- XylazineNon classée stupéfiant en France : c'est un médicament vétérinaire à usage réglementé. Sa présence dans un produit de rue expose surtout via l'infraction liée au stupéfiant qu'elle coupe.
- BenzodiazépinesMédicaments sur ordonnance. Clonazépam, clorazépate et zolpidem soumis à prescription sécurisée. Usage détourné sanctionné.
- Buprénorphine (Subutex)Médicament sur ordonnance sécurisée. Détention et usage hors prescription sanctionnés.
- Codéine (sirop, "lean")Médicament sur ordonnance obligatoire depuis juillet 2017 (auparavant en vente libre). Le détournement d'un médicament prescrit n'est pas un délit en soi, mais expose aux mêmes risques que tout mésusage.
- DXM (dextrométhorphane)Médicament en vente libre à dose thérapeutique ; certaines spécialités à base de codéine/dérivés opiacés sont désormais soumises à ordonnance.
- KétamineMédicament classé stupéfiant en dehors de l'usage médical. Usage détourné puni jusqu'à 3 750 € d'amende et 1 an de prison.
- MéthadoneMédicament stupéfiant, délivré uniquement dans un cadre médical encadré (primo-prescription en centre spécialisé ou à l'hôpital).
- Opioïdes médicamenteux (morphine, tramadol, codéine, oxycodone)Médicaments sur ordonnance. Détention et usage hors prescription sanctionnés.
- Prégabaline (Lyrica)Médicament sur ordonnance. Depuis 2024, prescription limitée à 6 mois et ordonnance sécurisée obligatoire pour limiter le mésusage.
- Ritaline (méthylphénidate)Médicament stupéfiant sur ordonnance sécurisée. Détention et usage hors prescription sanctionnés.
- Xanax (alprazolam)Médicament sur liste I, prescription obligatoire. Le détournement, la revente ou l'achat hors circuit médical sont des infractions pénales.
- AlcoolVente et consommation légales et réglementées : interdites aux mineurs, encadrées pour la conduite (seuil légal 0,5 g/l de sang).
- Colles et solvantsProduits en vente libre. La vente aux mineurs de produits susceptibles d'être utilisés pour s'enivrer peut être restreinte ; l'incitation à l'usage détourné est sanctionnée.
- KratomClassé substance psychotrope depuis décembre 2019. Détention, achat et usage interdits sans autorisation de l'ANSM.
- PoppersVente et usage légaux en France.
- Protoxyde d'azoteUsage licite mais réglementé. Vente interdite aux mineurs (loi du 1er juin 2021).
- Salvia divinorumDétention, production et cession interdites depuis 2010. Jusqu'à 5 ans de prison et 375 000 € d'amende.
- Tabac / NicotineVente et consommation légales et réglementées : interdites aux mineurs, encadrées dans les lieux publics.
Voir aussi notre lexique pour les termes utilisés ici (« stupéfiant », etc.), et notre page Chiffres clés pour la consommation réelle de chaque produit en France.
